En Tanzanie, une accalmie semble se dessiner après plusieurs semaines de tensions post-électorales, bien que la situation reste fragile. Les autorités ont relâché sous caution quatre hauts responsables du principal parti d’opposition, le CHADEMA, arrêtés lors des manifestations qui ont suivi la réélection de la présidente Samia Suluhu Hassan.
Parmi les personnes libérées figure John Heche, vice-président du parti, détenu depuis le 22 octobre pour des soupçons de terrorisme. Trois autres responsables — Amani Golugwa, Godbless Lema et Boniface Jacob — ont également retrouvé la liberté, selon le CHADEMA, qui a annoncé la nouvelle sur sa plateforme X.
Le parti et plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une répression meurtrière ayant entraîné la mort de plus de 1 000 manifestants, un chiffre contesté par le gouvernement, qui ne fournit aucun bilan officiel. Plus de 300 personnes restent poursuivies pour trahison ou participation aux manifestations, illustrant la persistance d’un climat de tension politique en Tanzanie
Loris M.
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